J’inaugure cette nouvelle rubrique avec mon premier feedback. Je précise, ce n’est pas un test, il y a des professionnels qui font cela bien mieux que moi. Perso quand je joue à un jeu, je ne me pose pas spécialement les questions existentielles du type : Combien de FPS ? Qui est le studio derrière le jeu ? Les hits qu’il a fait avant … Alors du coup je choisis au feeling, aux différents retours que j’ai de ci, de là, et surtout j’évite le spoil. Alors  effectivement il m’est arrivé d’acheter des jeux décevant (Lost planet 3 étant ma pire expérience dans le domaine), mais souvent on tombe sur de belles surprises.

la dernière en date donc : Alien Isolation
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Je suis un grand amateur (comme beaucoup de gens, finalement de la quadrilogie Alien, et plus encore du style et de l’Alien en lui même. Ce grand bipède, doté d’une queue fort pointue et coupante, ainsi que d’une mâchoire rétractile  pourvue de dents acérées et capable de transpercer votre boîte crânienne comme vous enfonceriez votre doigt dans de la gelé anglaise (oui la métaphore est quelque peu impromptue …).  Il se déplace rapidement et silencieusement, s’agrippe aux murs, et pour finir son sang n’est autre qu’une substance acide capable de détruire le plus résistant des alliages du futur. Çà, c’est pour le contexte général, au cas où vous n’auriez pas eu l’info.

Vous jouez le rôle d’Amanda Ripley, la fille d’Helen, qui va se rendre à bord d’une station spatiale pour y récupérer la boîte noir du Nostromo, disparu mystérieusement. L’action se déroule donc entre l’épisode 1 « Alien : le huitième passager » et « AlienS » (communément appelé Alien 2).
La première chose qui m’a frappé dans le jeu, c’est que l’atmosphère est restée très fidèle au film premier du nom. Jugez plutôt ce magnifique ordinateur capable de lire des emails, des vidéos et des extraits sonores :

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Les salles de repos, les tables rondes, les fauteuils capitonnés d’un velours blanc immaculé (pour le moment), tout y est ! On a vraiment l’impression d’être rentré dans le film et de participer activement à la suite du premier opus. Ce qui en a fait le succès et repris est très bien exploité par les développeurs.
Pour preuve le fameux radar de mouvement, outil de prédilection et meilleur ami de Ripley – mère – dans les films, devient très vite aussi celui de Ripley – fille -. Je me suis fait une crampe au doigt  à force d’appuyer sur cette touche à tout bout de champ ; en déplacement, dès que j’entends un bruit bizarre, planqué au fond d’un placard, dans un conduit d’aération … partout  et tout-le-temps !
Mais attention, petit tips comme ça entre nous, cette foutue machine ‘bip’ lorsqu’elle trouve un mouvement face à vous. Ce bip est audible par un être doté d’une ouïe fine, sachez-le…Alien_isolation_radar

C’est juste un coup de maître, à mon sens, d’avoir mélangé Survival-horror + Alien. La peur est omniprésente, on flippe pour tout. L’Alien n’a pas de route définie. Si vous vous faites choper à un endroit, vous revenez à votre dernière sauvegarde (non automatique !), et l’Alien peut très bien ne plus être présent à l’endroit ou vous l’avez rencontré la minute d’avant. D’où la sur-utilisation du radar et de la lampe torche.  Chacun de vos pas est un calvaire, vous espérez, espérez que la bête ne soit pas là… je me suis même surpris à profiter de la présence d’autres humains autour de moi, mêmes hostiles, qui permettrait de distraire le monstre le temps que je m’échappe. C’est sadique et égoïste mais dans ce genre de situation, il n’est de meilleure arme pour la survie que votre individualisme.

Passons aux aspects négatifs du titre, qui, même si peu nombreux,  peuvent paraître récalcitrants. Tout d’abord, la durée de ‘vie’. Le scénario du jeu est fait de rebondissements, plus ou moins prévisibles, comme pouvait l’être le film. Ainsi, arrivant à la fin d’une étape importante, vous vous dites : « tiens c’est déjà fini ? » et hop, un rebond… Ok ça me va, sinon le jeu était vraiment trop court. Puis un second ; un troisième ; encore un … et ainsi de suite pour au final se dire « Ok, là ça fait trop, c’est plus ‘crédible' ». Toujours dans la surenchère. Du coup je le trouve un peu trop long, ce qui peut sembler idiot car plus le jeu est chronophage, plus on en a pour son argent, non ? Et bien selon moi non.
Lors des premiers rebondissements, je me disais qu’effectivement, si le jeu s’arrêtait ici, je me laisserai bien tenté par les DLC (et dieu seul sait que le jeu doit me plaire pour que je m’oriente vers ces attrapes-pigeons – mais ce n’est pas le sujet).

Arrivé à la véritable fin (vous me direz ce que vous en avez pensé), il n’était plus question de continuer (dlc), ou de reprendre le jeu dans une version plus difficile. Je l’avais fini, et plus envie d’y rejouer. Je l’ai rangé dans sa boîte et l’ai remis sur l’étagère, avec ce sentiment d’avoir passé un excellent moment, mais rassasié par la peur prodiguée.

 

 

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